mardi 11 décembre 2012

Alors que j'ai tout fait pour l'enfouir au fond de moi, pour essayer de l'emprisonner à coups de respiration yogatesques, de fins stratagèmes, mon dark passenger a trouvé le moyen de passer au dessus. Avec un très mauvais timing, évidemment, sinon je suppose que ce n'est pas marrant!
Au lieu de ce pincement au sternum habituelle, je ressens maintenant quasiment en permanence une boule d'angoisse coincée dans ma gorge, ce qui fait que j'ai du mal à avaler quoi que ce soit de solide. Et quand j'ai peur, elle m'envoie de charmantes nausées bien élégantes.
Les deux jours qui ont précédés mon voyage, je les ais passés à pleurer toutes les dix minutes. A pleurer dés que j'y pensais. Et à me sentir incroyablement coupable... Ce week end, c'était son cadeau d'anniversaire, et au lieu de me réjouir de passer deux jours avec lui dans une charmante ville qui m'était inconnue, dans un super hôtel que j'ai mis tant de temps à sélectionner, je n'ai qu'eu peur... De quoi exactement? C'est bien là le problème... Peur de n'être pas bien... Peur de faire une crise, de ne pas réussir à me calmer, de devenir une folle hystérique qui tape sur les vitres du tgv et effraie tous ses passagers... Ce n'est bien évidemment pas ce qui s'est passé... Mais même une fois là bas, même une fois avec mon homme, l'angoisse ne s'atténue pas... En permanence, j'ai peur... En permanence, je me sens mal... Sans jamais savoir pourquoi... Alors j'étais toujours un peu ailleurs, un peu dans ma tête, un peu perdue... Devoir toujours penser à me contrôler, anticiper chaque déplacement, chaque endroit où nous allions nous rendre, pour essayer de m'y sentir -non pas à l'aise, mais un peu moins mal qu'ailleurs... Une nouvelle crise dans un musée...
Je m'en veux et je me sens anormale... Parce que personne ne comprend, personne ne peut se mettre à ma place... A part bien sûr ceux qui le vivent, mais ais je envie d'avoir leur feedback? Ais je envie d'entendre que ça ne s'en ira peut être jamais? Qu'on arrive simplement à faire avec? Je ne veux pas faire avec, je veux redevenir normale...
Plus l'envie de rien faire, plus le goût de rien... Manger, sortir, rire... Je ne me sens en sécurité plus que chez moi... Et encore...
Je me sens en sécurité allongée dans ses bras...
J'attends vendredi, comme une délivrance, même si ce n'est que le début... Si les choses ne font qu'empirer? C'est difficile à dire... Je pense qu'effectivement ça m’obnubile bien plus qu'avant, mais je pense que mes nerfs sont aujourd'hui trop fatigués pour partir en sucette... Ca fait moins mal, ça fait moins peur de simplement pleurer...

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